Le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) : un cauchemar pour toute famille

Chaque annĂ©e aux États-Unis, 1500 dĂ©cĂšs d’enfants de moins d’un an sont enregistrĂ©s, sans cause apparente, et sont attribuĂ©s au syndrome de mort subite du nourrisson. En Espagne, on compte environ 600 dĂ©cĂšs, sur les 7 000 enregistrĂ©s en Europe pour ce qu’on appelle aussi la mort au berceau.

Cette condition est, sans aucun doute, une crainte constante pour les nouveaux parents qui, en plus de faire leurs débuts dans le monde de la maternité, doivent offrir des soins opportuns au nouveau-né, la mÚre doit supporter la période post-partum, ainsi que surveiller en permanence le bébé et réduire autant que possible les risques qui les prédisposent à ce syndrome.

La mort subite du nourrisson n’a pas de symptĂŽmes car ce n’est pas une maladie, et quand elle survient, c’est une tragĂ©die pour toute la famille, car il n’y a pas de causes apparentes qui justifient que cela arrive Ă  de nombreux bĂ©bĂ©s de moins d’un an, puisque le petit meurt subitement et qu’aucune cause spĂ©cifique ne peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e aprĂšs l’autopsie et l’examen juridique.

Contenu

  • Statistiques sur les dĂ©cĂšs
  • Facteurs de risque
  • Que pouvez-vous faire ?
  • Interdiction de fumer
  • Suivi continu

Statistiques sur les décÚs

Selon les centres amĂ©ricains de contrĂŽle et de prĂ©vention des maladies, ce syndrome touche principalement les bĂ©bĂ©s entre 1 et 4 mois, la population de moins de 6 mois Ă©tant la plus touchĂ©e. Cependant, cette organisation enregistre Ă©galement plus de 1 000 bĂ©bĂ©s tuĂ©s dans leur berceau pendant leur sommeil, avec une tranche d’Ăąge allant jusqu’Ă  12 mois.

Ces statistiques montrent que la plupart des dĂ©cĂšs se produisent entre 22 heures et 10 heures, et sont donc connus sous le nom de « dĂ©cĂšs dans les lits d’enfant ». Contrairement Ă  ces chiffres, il est Ă©galement alarmant que 20 % de ces dĂ©cĂšs se produisent pendant la journĂ©e, alors que les bĂ©bĂ©s sont en garderie, ce qui montre clairement que les dispositions nĂ©cessaires ne peuvent ĂȘtre prises Ă  l’heure du coucher. Un autre fait alarmant est que ces dĂ©cĂšs surviennent plus frĂ©quemment au cours de la premiĂšre semaine de l’admission du nourrisson dans l’Ă©tablissement.

Facteurs de risque

Comme mentionnĂ© ci-dessus, il n’y a pas de cause apparente de ces dĂ©cĂšs chez les nourrissons. Cependant, il existe des facteurs de risque qui augmentent la probabilitĂ© d’une partie de la population. Nous les rĂ©sumons ici :

  • Naissance prĂ©maturĂ©e et bĂ©bĂ©s en sous-poids.
  • Enfants de mĂšres adolescentes.
  • Les mĂšres fumeuses et les toxicomanes, les membres de la famille qui fument dans la mĂȘme piĂšce que le bĂ©bĂ©.
  • Dormir sur le ventre.
  • Avoir des frĂšres et sƓurs qui sont morts du mĂȘme syndrome.
  • Les bĂ©bĂ©s qui sont nĂ©s avec des difficultĂ©s respiratoires.
  • Utilisation de literie rembourrĂ©e, entre autres.

MĂȘme aprĂšs des dĂ©cennies, aucune cause spĂ©cifique de mort subite et aucun moyen unique de l’Ă©viter ne peuvent ĂȘtre identifiĂ©s, car mĂȘme les cas oĂč l’un des facteurs Ă©numĂ©rĂ©s n’Ă©tait pas prĂ©sent peuvent ĂȘtre enregistrĂ©s. Cependant, des annĂ©es d’Ă©tudes scientifiques ont permis de dĂ©tecter que plusieurs de ces dĂ©cĂšs sont dus Ă  un fonctionnement anormal du systĂšme respiratoire ou Ă  l’immaturitĂ© des muscles cardiaques.

D’autres aspects, tels que le taux socio-Ă©conomique des parents qui vivent dans des conditions de surpopulation avec leur bĂ©bĂ©, peuvent Ă©galement ĂȘtre une variable prĂ©dominante dans cette mort subite. C’est pourquoi de nombreux spĂ©cialistes et associations pĂ©diatriques en Europe et en AmĂ©rique insistent sur le fait de ne pas partager un lit avec le bĂ©bĂ©, au moins pendant les 6 premiers mois de sa vie.

De mĂȘme, les puĂ©ricultrices, sages-femmes et doulas recommandent que le bĂ©bĂ© dorme dans la mĂȘme chambre que ses parents, mais dans son propre berceau. À cet effet, les lits d’enfant ou les berceaux traditionnels qui peuvent ĂȘtre ancrĂ©s sur un cĂŽtĂ© du lit des parents sont d’un grand intĂ©rĂȘt.

Que pouvez-vous faire ?

L’une des principales mesures recommandĂ©es par l’Association amĂ©ricaine de pĂ©diatrie et ses homologues dans le monde entier pour rĂ©duire une partie des risques de SMSN est de placer le bĂ©bĂ© sur le dos.

Bien que l’on ait traditionnellement cru qu’il Ă©tait bĂ©nĂ©fique de coucher le bĂ©bĂ© sur le cĂŽtĂ© ou sur le ventre car s’il rĂ©gurgitait la nourriture, il Ă©viterait de s’Ă©touffer dans son propre vomi, de nombreux spĂ©cialistes pensent que dans cette position, les bĂ©bĂ©s inhalent moins d’oxygĂšne car ils dorment en exerçant une pression sur leur ventre et expirent moins de dioxyde de carbone car ils respirent le mĂȘme air qu’ils expulsent et qui est concentrĂ© dans un sac formĂ© par la literie autour du visage du bĂ©bĂ©. Par consĂ©quent, dormir sur le ventre augmente le risque de mort subite des bĂ©bĂ©s.

Évitez de remplir le lit d’oreillers, de coussins ou de couvertures qui peuvent bloquer la respiration du bĂ©bĂ© s’il s’y enfonce le visage, y compris les jouets en peluche.

Interdiction de fumer

Si vous avez eu une grossesse contrĂŽlĂ©e, l’une des premiĂšres indications que vous avez reçues de votre mĂ©decin a certainement Ă©tĂ© d’Ă©viter les cigarettes, l’alcool et les drogues. Eh bien, une fois la grossesse terminĂ©e, cela reste d’une importance vitale, car certaines statistiques montrent que les cas de SMSN sont plus frĂ©quents chez les enfants de fumeurs, de toxicomanes et d’alcooliques.

Par consĂ©quent, aucun parent ou membre de la famille ne doit fumer dans la chambre du bĂ©bĂ© ou dans les parties communes de la maison que l’enfant frĂ©quente. De plus, il n’est pas recommandĂ© de dormir avec le bĂ©bĂ© dans son lit si vous prenez des antidĂ©presseurs ou des mĂ©dicaments contre l’insomnie, ou si l’un des parents a bu de l’alcool.

Suivi continu

Il est dĂ©chirant d’entendre les histoires de familles dont les bĂ©bĂ©s meurent subitement, car elles mentionnent toujours le fait qu’elles ont mis les petits au lit en bonne santĂ© et qu’aprĂšs quelques heures, elles les retrouvent dans leur berceau froid et sans pouls. Cet Ă©vĂ©nement est trĂšs difficile Ă  surmonter pour les parents qui vivent une telle tragĂ©die.

Il est donc important de surveiller constamment le bĂ©bĂ© pendant les premiers mois de sa vie. Nous savons que cela semble facile mais en pratique, c’est assez difficile. Toutefois, le soutien du couple et de la famille est essentiel pendant cette phase, car lorsque la mĂšre se repose, un autre membre de la famille peut s’occuper du bĂ©bĂ©, mĂȘme si les parents doivent retourner rapidement au travail. Il est trĂšs important d’avoir des personnes de confiance qui donneront les meilleurs soins et la meilleure attention au bĂ©bĂ©.

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Laurence

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