Les aires de jeux en tissu : une nouveauté très artistique

Les aires de jeux sont présentes dans nos vies depuis des décennies, l’apparition de ces espaces conçus pour la récréation des enfants a évolué au fil des ans pour s’adapter aux nouvelles activités qui divertissent les plus petits, en privilégiant toujours l’exercice physique et le développement des relations interpersonnelles, en plus des moments de plaisir que nous y avons sûrement passés pendant notre enfance.

C’est pourquoi il est tout à fait normal que lorsque vous traversez un parc, vous soyez tenté d’y entrer et de profiter de tout le plaisir que promettent ses différentes installations. Se laisser emporter par la balançoire, les drôles de chutes des toboggans ou les montées et descentes de la balançoire.

Cette impulsion peut parfois l’emporter, vous faisant mettre de côté la honte et vous permettant de vous souvenir avec des faits de ces moments de bonheur infini, où vous vous sentiez libre comme le vent et capable de tout.

Cependant, ces espaces ont beaucoup changé, faisant de la sécurité la question clé pour chacun de ces lieux.

Les terrains de jeux du passé

Il y a quelques années, les parcs étaient un immense ensemble de dangers latents, où les enfants devaient s’amuser à esquiver divers dangers, tels que des treillis métalliques tranchants ou des chutes sur l’asphalte ou le gravier qui laissaient des cicatrices indélébiles sur les genoux de plus d’un enfant.

La distraction proposée par les parcs était illimitée, permettant aux enfants de développer un important « sens de la survie » et de l' »auto-préservation ».

Malgré cela, les risques étaient considérés comme trop élevés, de sorte que l’évolution a empêché ces aventures de se poursuivre et de maintenir l’esprit principal qui était le plaisir.

Histoire des parcs

Avant la création des aires de jeux, les enfants couraient d’un endroit à l’autre, tapant dans un ballon ou dans tout objet pouvant passer pour tel (comme des boîtes de conserve), finissant fatigués, pleins de poussière et d’éraflures sur différentes parties du corps, qui étaient nettoyées à leur retour à la maison pour être prêtes le lendemain à poursuivre le plaisir.

Ces lieux étaient des parcelles de terre appelées déserts et offraient aux petits le plaisir qu’ils ne pouvaient pas avoir autrement.

Le grand changement est intervenu après la Seconde Guerre mondiale, lorsque Aldo van Eyck, un architecte néerlandais qui a eu l’idée de donner à la ville d’Amsterdam un peu de vie et un endroit où les enfants peuvent s’amuser.

C’est ainsi qu’a commencé la construction des premières balançoires, ponts et autres éléments des aires de jeux. C’était une façon novatrice de voir le monde, puisque personne n’avait remarqué que les enfants étaient des usagers qui avaient besoin d’un endroit pour passer leur temps.

C’est alors que l’on a commencé à trouver des aires de jeux pour enfants dans différents endroits du monde, comme des places, des avenues et, parfois, dans des espaces conçus spécialement pour eux à l’intérieur de centres commerciaux, de stades, entre autres.

Son évolution a été claire, puisque le plaisir et non la sécurité était la chose principale dans ces établissements et, aujourd’hui, la sécurité est devenue fondamentale, sans pour autant perdre l’approche ludique.

Les parcs dans le monde

Une autre chose qui a changé Aldo Van Eyck, c’est la façon de voir les choses. Ainsi, à notre époque, il y a toute une génération de designers qui travaillent du point de vue des enfants pour rendre les aires de jeux de plus en plus amusantes et attrayantes pour tous les enfants.

Cela nous permet d’en signaler quelques-uns comme l’œuvre danoise Monstum, le parc Gulliver à Valence, les porcs en bois de Madrid Río et le patio de l’école Mirabal à Boadilla del Monte.

Bien que ces parcs aient un design très intéressant, peu d’entre eux peuvent rivaliser avec les parcs « construits » par Toshilo Horiuchi MacAdam. En fait, le terme « construction » n’est pas le bon pour désigner l’art de cette artiste japonaise canadienne, car au lieu d’utiliser l’acier ou le bois, elle privilégie les charmes de la corde et du fil.

En général, son travail utilise des techniques de crochet et de dentelle pour créer de grandes surfaces textiles. C’est dans ces espaces presque en apesanteur que les enfants, et pourquoi pas certains adultes, se laissent balancer, courir et jouer en utilisant ces filets souples comme support de leurs aventures.

De l’art au parc

Toshiko Horiuchi dit elle-même que ses premières pièces ont été conçues comme des objets d’art, ce qui est le but pour lequel elle a travaillé dur pendant des années. Cependant, lors d’une exposition, un groupe d’enfants a décidé d’utiliser leurs filets comme terrain de jeu, enfreignant ainsi les règles et protocoles existants pour l’observation de ces spécimens.

C’est à ce moment qu’Horiuchi a remarqué que son travail venait de prendre un nouveau sens, celui de quitter les froides galeries d’art et de prendre la place qui lui revient avec la chaleur des enfants.

Installation des parcs

Ces parcs se trouvent au Japon et sont la principale attraction du musée en plein air de Hakone ou du parc national Takino Suzuran. Cependant, ce ne sont pas les seuls endroits où vous pouvez les trouver, puisque vous pouvez également trouver des pièces en Corée et à Saragosse, atteignant une popularité presque mondiale.

Ils sont parfaits pour distraire les enfants et sont dotés de mesures de sécurité qui permettent aux parents de rester confiants. De plus, en regardant les enfants jouer avec ces créations, vous pouvez voir à quel point ils s’amusent entre leurs balles en caoutchouc, leurs flotteurs, leurs cordes et leurs fils.

Aujourd’hui, bien qu’elle ait plus de 70 ans, Toshiko Horiuchi MacAdam continue de fabriquer ses tissus à la main, donnant à chacun d’eux le dévouement et l’amour dont ils ont besoin pour être des pièces uniques.

S’amuser sur les fils

Il n’est pas nécessaire de faire preuve de beaucoup d’imagination pour déterminer à quel point il est amusant de jouer dans un parc textile, car les photographies des structures parlent d’elles-mêmes.

Pouvoir se suspendre en hauteur ou flotter dans un filet fait partie du plaisir et du charme d’essayer l’une de ces nouvelles attractions, qui sont innovantes et adaptées au développement des enfants.

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Laurence

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